HAP et autres composés aromatiques polycycliques (p.ex. oxy-HAP) – Quelle évolution à long terme dans le milieu souterrain? 2017-11-24T17:37:08+00:00

Project Description

HAP et autres composés aromatiques polycycliques (p.ex. oxy-HAP) – Quelle évolution à long terme dans le milieu souterrain?

Un retour d’expérience sur 20 ans d’application de l’ordonnance sur les sites contaminés (OSites) en Suisse révèle que peu de sites pollués aux hydrocarbures lourds, notamment aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), se trouvent classés comme « sites contaminés nécessitant un assainissement (art. 8 al. 2b OSites). Les HAP sont en effet des substances globalement peu solubles, qui ne se retrouvent généralement pas dans les eaux souterraines en aval proche des sites, à des concentrations justifiant un assainissement. Dans la plupart des situations, une importante réserve d’hydrocarbures persiste donc dans le milieu souterrain. Se pose dès lors la question de l’évolution de ces pollutions au cours du temps, et des risques pour l’homme et son environnement. Les sites concernés sont des anciennes usines à gaz, des ateliers d’imprégnation du bois, ou bien encore des anciennes décharges ayant accueilli des résidus de produits hydrocarbonés.

L’étude confiée à eOde par la section sites contaminés de l’office fédéral de l’environnement (OFEV) a consisté à dresser un état des connaissances actuelles au niveau international sur l’atténuation naturelle des pollutions aux hydrocarbures lourds, et à délivrer des recommandations sur les mesures à prendre en fonction des dernières découvertes sur le sujet.

L’étude met en évidence l’apparition au cours du temps de produits de dégradation des HAP dont la mobilité et la toxicité peuvent être plus grandes que celles des produits d’origine. Il s’agit notamment des composés aromatiques hétérocycliques NSO, que l’on retrouve dans les panaches après plusieurs dizaines d’années. La liste des 16 HAP classiquement analysés de l’agence environnementale américaine (US EPA) dans les matériaux solides et les eaux apparaît alors insuffisante pour apprécier l’influence des pollutions aux hydrocarbures lourds dans sa globalité.

Le rapport final sera mis à disposition du public courant de l’année 2018 sur le site internet de l’OFEV.